Le Nouveau Léviathan n’existe que par les corps qu’il contrôle et les esprits qu’il façonne. Voici les personnages dont les trajectoires structurent la trilogie.
Jack Brennan
Analyste RAAIS, niveau 3. Protagoniste du Tome 1.
Jack Brennan fait son travail. Il analyse les flux du RAAIS, produit ses rapports, rentre chez lui. Comme tout le monde. Comme il est censé le faire.
Sauf qu’il ressent des choses qu’il n’a pas de mots pour nommer. Des affects résiduels qui filtrent à travers le protocole chimique — pas assez forts pour le paralyser, juste assez persistants pour le déranger. Le Neuro-Vaccin ne fonctionne pas tout à fait comme prévu sur lui. Il ne le sait pas encore.
Son arc dans le Tome 1 n’est pas celui d’un héros qui se lève et combat. C’est celui d’un homme qui commence à percevoir ce qu’il ne devrait pas percevoir — et qui ne peut plus faire comme si ce n’était pas le cas. La prise de conscience est progressive, irréversible, et sans issue claire.
Boris Morozov
Architecte du Neuro-Vaccin. Figure d’autorité au sommet du système. Antagoniste principal.
Morozov a construit le monde dans lequel tout le monde vit. Il y croit — ou du moins, il a passé suffisamment d’années à ne pas poser les questions qui rendraient le travail impossible pour que la différence soit devenue imperceptible.
Dans le Tome 1, il est au sommet. Fanatique du régime, augmenté par le programme Auctus pour traquer les membres de la Résistance avec une efficacité que les Gardiens ordinaires ne peuvent pas égaler. Il est le système incarné — méthodique, convaincu, redoutable.
Ce qui se passe ensuite appartient aux Tomes 2 et 3. Il y a une fissure quelque part. Elle ne se voit pas encore.
Dr Émilie Laurent
Scientifique NBIC. Zone grise.
Émilie Laurent n’est pas une résistante. Elle n’est pas non plus une collaboratrice enthousiaste. Elle est une scientifique qui a continué à faire de la science dans le seul cadre institutionnel qui lui permettait de le faire.
Son domaine : l’interface entre le Neuro-Vaccin et le RAAIS — la couche où la biologie et l’infrastructure informatique du régime se rejoignent. Personne ne connaît mieux qu’elle les mécanismes exacts du système. Ce savoir est à double tranchant.
Nika Volkov
Née dans les camps. Trafiquante d’émotions. Détonateur.
Nika Volkov n’a pas choisi la résistance par idéal. Elle a choisi la survie, et la survie l’a menée là où elle est — à trafic des émotions interdites, à inoculer des virus neuro-chimiques, à faire tomber des certitudes d’un simple contact.
Son frère Mikhail est de l’autre côté. Il lâche les drones pour l’abattre. Elle disparaît dans les conduits d’aération et réapparaît ailleurs, plus près du centre.
Elle n’est pas là pour survivre. Elle est là pour que quelque chose brûle.
Maria Okhotnikov
Citoyenne-Gardienne, Unité 7, Zone de Pacification Est.
Maria a grandi sous le Neuro-Vaccin. Elle ne connaît pas autre chose — l’apathie administrée est son état naturel depuis l’enfance. Elle fait son travail, remplit ses quotas de signalements, rentre chez elle, dort.
Puis une arrestation tourne mal.
Quelque chose se fissure. Des émotions qu’elle n’a pas de mots pour nommer commencent à filtrer. La fêlure s’ouvre lentement, douloureusement — et la pousse vers une question que le régime a rendu impensable : et si protéger sa famille exigeait de trahir l’État ?
Maria n’est pas une héroïne par vocation. Elle est une femme ordinaire que le monde a forcée à choisir.
Ivan Okhotnikov
Fils de Maria. Première génération.
Ivan est né entièrement sous le Neuro-Vaccin. Il n’a aucune référence affective pré-système — aucun souvenir d’un monde où les émotions n’étaient pas régulées, aucune nostalgie de ce qu’il n’a jamais connu.
Ce qu’il représente dans la trilogie est une question sans réponse simple : est-il possible de résister à quelque chose qu’on n’a jamais su exister ?
La galerie des personnages s’étoffera au fil de l’écriture de la trilogie.
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